Intervention de Alain Nicoloso au Conseil Municipal du 27 avril 2009

3 mai 2009

Objet : SAUR - Emprunts

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux

Mon camarade, Bernard Charquet, faisait remarquer, lors du Conseil Municipal du 3 avril dernier, que la proposition de résolution de contentieux avec la SAUR, faite par Monsieur le Maire, ne serrait pas incolore et qu’elle alourdirait la dette de la commune. Nous connaissons aujourd’hui la facture pour les contribuables Briançonnais : c’est plus de 1.250.000 € de dette supplémentaire constituée par les intérêts des différents emprunts que vous allez contracter !

Contrairement à vous, Monsieur le Maire, nous ne pouvons pas nous féliciter de l’issue donnée à ce dossier ! Ce bras de fer avec la SAUR vous l’avez initié. Nous continuons à penser qu’un compromis plus favorable et moins couteux aurait pu être trouvé par le passé et nous ne nous associerons donc pas à votre autosatisfaction. On ne peut pas applaudir des deux mains les pompiers quand ils ont eux même allumé l’incendie !

Ce bras de fer avec la SAUR met aujourd’hui la Ville au pied du mur et les caisses sont vides. Il faut, malgré tout, sortir de ce contentieux et nous sommes bien conscients que vous n’avez plus d’autre choix que celui que vous avez fait en recourant à l’emprunt. Nous ne voterons donc pas contre les délibérations proposées. En revanche, nous ne pouvons pas cautionner la manière dont ce dossier a été traité depuis l’origine et nous ne prendrons donc par part au vote des délibérations concernant ces demandes d’emprunt car elles ne sont que la conséquence d’une politique.

Votre politique.

Le site de l’opposition de Briançon est en ligne…

25 avril 2009

http://www.lechodes7.com

Prochain Conseil Municipal de Briançon

25 avril 2009

Le Conseil Municipal de Briançon se réunira le Lundi 27 avril 2009 à 18h00 à la Salle du 1er étage de la CCB.

Conseil Municipal du 3 avril 2009

4 avril 2009

Conseil Municipal du 3 avril 2009.

Pour ce qui concerna ce budget, ce n’est évidemment pas un budget en équilibre, c’est un budget « qui fait de l’équilibre ». J’essaierai d’être clair mais ce n’est pas aussi limpide que ça.

Section de FONCTIONNEMENT (p6):

  • des charges exceptionnelles de + 6M€, sans détail (cpte 67). Serait-ce pour la SAUR ? (passé de 43500€ en 2008 à + 6M€ en 2009)

La dotation aux provisions de 350 000€ de l’an dernier (pour la SAUR, p 16) a disparues. Vous la remplacez certainement par l’emprunt, mais qui aurait pu être évité.

  • Dans les recettes des reprise sur amortissement et provisions de 1,4M€, alors que l’an dernier il n’y en avait pas. Quelle explication ?

Il y a donc en dépenses réelles 25,640 M€ et en recettes réelles 23,133 M€…soit un déficit de 2,508M€.

Ce qui apparaît dans l’autofinancement négatif. Or, c’est l’excédent de fonctionnement qui doit permettre de payer la dette et envisager des investissements.

Avec un autofinancement négatif, la commune ne peut pas fonctionner. Le reste c’est de l’écriture comptable pour équilibrer, même si la cession d’actifs permet cet équilibre, cela se fait, mais ne donne pas une imager de bonne santé des finances.

Vous équilibrez, mais en prenant sur le résultat d’investissement.

C’est-à-dire des opérations de transferts de la section d’investissement à la section de fonctionnement. C’est l’inverse de la bonne gestion, mais vous me répondrez que c’est nous qui ne savons pas lire ni compter. L’autofinancement (s’il était positif) devrait permettre de rembourser la dette avec sérénité. Ce qui n’est pas le cas.

Section d’INVESTISSEMENT (p7): c’est là que nous retrouvons les 2,5M€ :

Des dépenses réelles de 4M€ et des recettes réelles de 6,5M€.
Sur les 6,5 M€ de recettes d’investissement, si l’on retire les emprunts, les immo en cours… il reste peu pour investir. Mais que signifient les cessions d’immobilisation à 1,55M€ dans les recettes ?

Nous retrouvons dans les emprunts « propositions nouvelles » les 3M€ pour la SAUR.

Mais ce nouvel emprunt n’est pas incolore ; il va aggraver la dette par habitant, bloquer tout investissement, et entamer l’avenir comme nous l’avions dit dans le débat budgétaire. Ceci est très grave ;votre refus de négocier et de trouver des solutions “honorables” plonge Briançon dans des difficultés insurmontables pour de nombreuses années. Vous vendez l’avenir au lieu de le préserver.

Vous empruntez pour le fonctionnement et non pour l’investissement.

Dans le détail

- Le plus surprenant est à la page 39 : en bas, dans les dettes, nous avons 2,1M€ pour le quartier Collaud dont le remboursement était sur 3 ans, soit 700 000€/an. A la page 39 du budget 2008, il restait 700000€ en 2008… et il reste 1,4M€ en 2009. C’est-à-dire que vous vous êtes servi de ces 700000€ pour autre chose et donc vous avez « appauvri » un peu plus la commune… car cette dette devrait être à 0 en fin de cet exercice.

Donc, pour l’avenir du quartier Collaud, si la Commune n’est pas propriétaire (ce qui est le cas car il y a 1,4M€ à rembourser), comment pouvez vous le vendre à un promoteur.

Le projet semble bloqué.

- Et que signifie de nouveau la « dette Casino » de 11,846 M€ ?… vous n’avez pas confiance dans le futur casinotier, et vous pensez qu’il n’a pas prévu la reprise du déficit dans ses propositions ? ce serait grave.

- Enfin, mais on ne va pas regarder ligne par ligne, il y a des économies, certes, mais nous verrons au cours de l’année si elles sont adaptées aux difficultés des familles, mais la ligne “honoraires et frais de contentieux” est élevés : va-t-on faire payer aux Briançonnais votre bras de fer avec la SAUR ? ou autre contentieux ?

  • Les Briançonnais, attachés à leur patrimoine espèrent que les engagements concernant le patrimoine Vauban correspondent bien au compte 324 dans les annexes pour de 1M€ d’investissement mais 600000 de recettes. D’où va-t-on sortir la différence ! Certainement pas des prévisions d’investissement qui sont quasiment nulles.
  • Par contre, rien sur « le Pralong »… rien sur le parking « Berard Abelli » (à côté du Casino), où il y a des dettes (4,2M€). Va-t-on vers des contentieux qui coûteront cher ?
  • Et la course du Dauphiné qui n’est pas inscrite, est-elle abandonnée ?En conclusion, ce budget, dont vous nous dites en être fiers, manque totalement de clarté, et si vous vous en sortez par des opérations assez « équilibristes », ce manque de transparence, le ciel n’est pas bleu mais chargé, est dangereux pour l’avenir de Briançon et nous voterons contre ce budget.

Le Groupe d’opposition « Agir Unis ».

A toutes ces questions Monsieur Bayrou n’a pas répondu mais a essayé de polémiquer…

Conseil Municipal de Briançon, le Vendredi 3 avril à 18h

28 mars 2009

Vendredi 3 avril 2009 à 18h

Salle du 1er étage de la CCB.

ORDRE DU JOUR

- Compte rendu du conseil municipal du 9/3/2009

FINANCES

- Vote du budget primitif 2009 - Budget principal.

- Taux d’imposition 2009 des 3 taxes directes locales.

DIVERS

- Désignation du directeur de la Régie Briançon Eau Autonome

PATRIMOINE

- Activités Service et Patrimoine : Tarifs hors territoire communal.

Intervention de Bernard Charquet au Conseil Municipal

14 mars 2009

Débat d’orientation budgétaire 2009.

Monsieur le Maire, quelques questions et interrogations à la lecture de ce document…

Cession d’actifs : est-ce seulement le recours (levé depuis) qui a retardé le règlement des 1 750 000€ de la Croix du Frêne ? … le retard n’est peut-être pas dû seulement aujourd’hui à la crise ? Le financement ne pouvait-il être effectif à la levée du recours ?

L’endettement : durant la campagne électorale vous nous a affirmé que les taux étaient fixes… or, nous constatons qu’ils sont variables, passant de 5,07 à 5,11 en 2008….
Ais-je mal lu ?
Vous parlez d’endettement : en 1993, pour la Chambre Régionale des Comptes, la dette était de 76M€ ; au 31 déc 2008, elle est de 75,6 M€… on a gagné 400 000€ en 15 ans ! Elle était montée à 79M€ en 2006… nous n’avons pas la même approche des chiffres…

Le chalet PRALONG : comment se fait-il que nous découvrions cela aujourd’hui ? Pourquoi s’engage-t-on dans des opérations « scabreuses » qui coûtent cher aux Briançonnais ?
On peut s’attendre à d’autres découvertes qui vont creuser un peu plus le déficit au long de la mandature ?

La SAUR : pourquoi n’a-t-on pas remboursé comme le souhaitaient les responsables de la SAUR, les 1,4M€ dès fin 2008 afin de négocier un étalement des  sommes restantes avec la SAUR ?
Peut-être que ces 1,4M€ n’étaient pas disponibles, même s’ils sont portés sur une ligne budgétaire ? peut-être attendiez vous les 1,7M€ de la Croix du Frêne pour rembourser la SAUR ???

En page 7 du rapport, il est dit que la ville ne recourt à aucun emprunt, alors qu’un emprunt de 5,15M€ est inscrit dans le budget ? bien sur, c’est pour rembourser la SAUR… mais c’est tout de même un emprunt avec des intérêts !!

Enfin, vous avez engagé un référendum pour demander aux Briançonnais s’ils souhaitaient une baisse des impôts… Il paraît démocratiquement évident qu’il faut passer par un autre référendum pour demander s’ils sont d’accord pour une augmentation des impôts.

Et puis d’autres questions que nous demanderons de mettre à l’ordre du jour d’un prochain Conseil : l’avenir de la MJC et l’école Oronce Fine qui perd une classe…

Mais plus globalement,

Lorsque l’on voit plus de 9M€ de prévisions de dépenses d’investissement, au regard de 1,6M€ de recettes (hors emprunts pour la SAUR), on a le vertige…
Il faut en plus être sûr des recettes avant d’engager des dépenses, ne pas inscrire des subventions incertaines que nous n’auront pas…

Avec un taux d’endettement record, on ne peut poursuivre dans cette voie avec une situation d’investissement déficitaire de près de 1,5M€ pour 2008. Qu’en sera 2009… et les années suivantes, avec un déficit qui va se creuser ?
Alors vous basez votre politique sur les cessions d’actifs…
Mais que reste-t-il ?  pourquoi pas le Prorel ? Et qui est en mesure d’acheter aujourd’hui ?
Envisager de vendre est une chose, mais il faut des acheteurs.

Equilibrer un budget grâce aux cessions d’actif, c’est appauvrir la ville, c’est du court terme, c’est la fuite en avant… qui entame l’avenir…

Au-delà des questions de chiffre, des points noirs qui ont été cités, il y a aujourd’hui une perte de confiance dans la gestion de la commune et dans l’avenir.
Briançon n’a plus d’avenir : un endettement record,
La vente de son patrimoine
La taxation des ménages qui va forcément s’accélérer…

Ce n’est même plus de la morosité ambiante, c’est le désespoir de voir une ville qui a un potentiel extraordinaire, et que nous aimons, s’enfoncer dans des problèmes insolubles.

Et ne mettons pas la responsabilité ailleurs : la SAUR, les recours… ce sont le résultat d’une politique aventureuse… et la crise internationale est un prétexte insuffisant, car la situation n’est pas nouvelle pour Briançon.

Oui, la confiance n’est plus.
Vous nous direz : que feriez-vous à ma place ? Et bien, justement nous ne sommes pas à votre place, c’est vous qui êtes au pouvoir depuis un certain nombre d’années, et vous connaissiez ces difficultés à venir.
A votre place nous aurions découvert les difficultés au fur et à mesure, nous ne sommes pas dans la même configuration, on aurait récupéré un passif, mais on aurait construit des projets qui auraient eu crédit auprès des financeurs potentiels, Banques comprises.

Car pour améliorer un peu la situation, il faudrait que la confiance revienne.
Or, qui voulez vous qui s’installe à Briançon aujourd’hui ? Qui va investir ?

Dans tout cela, ce sont les familles les plus en difficulté, et qui ont déjà à supporter la crise économique, qui vont en souffrir le plus.

Et je pense surtout aux jeunes. Quel avenir leur laissons-nous ? Quels emplois (hormis ceux liés au tourisme et qui sont bien fragiles) projetons-nous ?  Quels logements adaptés à leurs revenus ? Quels « projets » engageons-nous avec eux ?

Une société, une ville qui ne donne pas de chance aux jeunes, n’a pas d’avenir pour eux, est une société, une ville qui manque à ses devoirs essentiels.

C’est pourquoi ce document d’orientation budgétaire est non seulement critiquable dans les chiffres, les orientations, mais dangereux pour l’avenir.

Le groupe AGIR UNIS

Article

18 février 2009

Intervention de Catherine GUIGLI sur la « DSP transports »

18 décembre 2008

Intervention de Catherine GUIGLI sur la « DSP transports »

Lors du Conseil Municipal du lundi 24 novembre 2008.

Avant de donner notre intention de vote concernant la DSP, je voudrais dire que personnellement, je suis contre les DSP en général car on mêle le profit, la rentabilité avec la mission de service public : ce qui n’est pas compatible.

Je le suis d’autant plus, lorsque cela concerne des domaines tels que l’eau ou le transport.

Ici, quel est le problème ? On a une municipalité dont les comptes sont exsangues, et qui est en poste depuis de trop nombreuses années pour pouvoir se dédouaner sans cesse de ses responsabilités.

Donc cette municipalité, la vôtre, n’a pas les moyens d’assumer elle-même la mise en place du service public du transport. Il y a 12 ans, lorsque la question de la délégation avait été discutée, je vous rappelle que nous avions déjà voté contre et que la situation alors un peu meilleure vous aurez permis de mettre en régie.

Aujourd’hui, vous voulez faire des économies à travers cette délégation, de moitié si j’ai bien compris ce que nous ont expliqué vos deux adjointes. Et pour ce faire, bien sûr, réduire l’offre faite aux usagers. Vos principaux arguments étant bien sûr l’état de vos finances, et le fait que certaines lignes, la 5 notamment, celle qui passe par Fontchristiane, soit marginale : et pour cause, les horaires que proposent cette ligne (encore pour des raisons budgétaires, je sais !) ne correspondent pas aux besoins des usagers de cette ligne. Il y a un proverbe qui dit que lorsqu’on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage ! Et bien, voilà, vous ne répondez pas à la demande des usagers sur certaines lignes, donc, ils ne l’empruntent pas, donc on la supprime : quelle incohérence dans la gestion.

Pour information, en moins de 10 ans, la Région a doublé son offre de TER, conséquence : le nombre de voyageurs a doublé également…

Un autre argument qui a été largement utilisé par votre équipe, est la chance qu’ont les briançonnais d’avoir un réseau si performant pour une ville de cette taille. Alors là, il me faudrait d’abord un état des lieux exact avant de me convaincre, mais peu importe, comment se réjouir lorsqu’on nous annonce un nouveau recul par rapport à l’existant. Les élus, tout bord confondu, sont là pour aller de l’avant pour faire progresser une société ou tout autre collectivité, vous pour des raisons budgétaires, vous n’allez proposer cette année en tout cas que des régressions.

C’est donc dans un contexte très défavorable que vous nous demandez de voter pour cette délégation.

Par ailleurs, à plusieurs reprises dans cette mandature et la précédente, je vous ai fait part de mon souhait de voir instaurer la gratuité du transport à Briançon. C’était aussi un engagement de campagne de notre liste Agir Unis.

Mes arguments sont nombreux : redonner du pouvoir d’achat à ceux qui en ont le moins, et c’est souvent ceux-là même qui prennent le bus.

Favoriser le transport public et donc apporter une réponse à la cause environnementale.

Enfin, le transport scolaire doit être gratuit, je dois vous avouer que naïvement j’ai pensé pendant fort longtemps qu’il l’était car du collège au lycée, je n’ai jamais payé le bus à Gap, et je ne pensais pas qu’il pouvait en être autrement ailleurs. J’ai calculé que grosso modo pour une famille de deux enfants scolarisés du collège au lycée : cela revenait 300 euros par an (j’ai soustrait les vacances scolaires) et sur 8 ans à peu prés (car les deux ne sont pas scolarisés en même tps), cela revient donc à 2400 euros de transport, ça fait réfléchir tout de même.

Comme je sais par avance que vous allez me dire que la commune n’a pas les moyens de cette gratuité, je ne souhaite pas terminer par des formules incantatoires qui n’apporteraient pas de solutions. Voici donc nos propositions :

D’abord, nous souhaiterions être davantage associés à vos prises de décision : j’attends par là des réunions qui nous permettraient par avance d’apporter des réponses, bien sûr, vous avez la majorité et libres à vous d’en tenir ou pas compte mais au moins, nous aurions davantage l’impression d’être utiles et de remplir mieux notre devoir d’opposition. Un seul exemple : si dès le début de cette mandature, vous nous aviez dit : voilà cette année nous ne disposons que de telle somme, quels peuvent être nos choix, il est clair qu’à ce moment là, nous aurions soutenu le projet de ne pas faire “Interville” et de conserver l’argent pour la gratuité du transport (à qq milliers d’euros près) ou bien de mettre dans votre cahier des charges de cette DSP des prix plus intéressants pour les personnes en difficulté financière et la gratuité pour les scolaires. Car vous savez bien que la gestion d’une commune dépend des choix politiques que l’on fait et nous, il est clair, que nous ne partageons pas les vôtres : entre trois heures d’une soirée aussi réussie soit elle et une gratuité de transport à l’année ou le forfait de ski en charge en moins pour les familles, il n’y a pas photo comme on dit.

De même, nous vous aurions proposé de ne pas exonérer de l’impôt foncier toute personne ayant effectué des travaux améliorant la qualité environnementale sans savoir combien cela allait coûter à la commune, mais de favoriser davantage le transport public tout en conservant la maîtrise du coût avec un impact sur l’environnement tout aussi intéressant.

Voilà, j’ai été un peu longue, mais votre responsabilité va être grande dans le choix futur que vous allez faire concernant cette DSP. Une dernière parenthèse : votre dossier “Intervilles” (ou deux autres de somme équivalente) devrait être voté à la prochaine plénière de décembre, cela fait six mois que je bataille sur ce dossier pour lequel j’ai impliqué tout le groupe communiste qui ne s’est impliqué par que souci d’équité de traitement pour une commune qui se met en marge des autres par son comportement. Une fois encore je vous renouvelle mon souhait de voir vos relations avec la Région se pacifier, vous ne pouvez pas travailler sans le soutien financier des autres collectivités, et vous ne l’obtiendrez pas par la force ou le chantage. Je suis prête à travailler avec vous, sur certains dossiers bien évidemment, je l’ai dit publiquement cet été mais vous étiez absent, et je vous le redis aujourd’hui.

Communiqué

9 décembre 2008

Communiqué d’Agir Unis en Briançonnais/ Spécial Briançon

Objet : 9 mois d’opposition

Référence : Assemblée générale du 04/12/08 à la Salle des Alpes

Quelques informations pratiques, tout d’abord à rappeler aux Briançonnaises et aux Briançonnais :

. Une permanence hebdomadaire des élus d’Agir Unis :

- tous les lundis à 18heures dans les locaux de la Mairie de Briançon ( 3ième étage) ;

. Une préparation de chaque conseil municipal avec Agir Unis en Briançonnais ;

. Des échanges nombreux entre les sept membres d’Agir Unis :

Raymond Cirio, Bernard Charquet, Aurélie Poyau, Ann Rastello, Claude Gimenez, Catherine Guigli, Alain Nicoloso : un groupe soudé qui incarne une démocratie participative active et disponible pour les Briançonnais.

. La participation aux commissions :

. Commission Finances et Développement Durable : Ann Rastello et Bernard Charquet ;

. Commission Vie Quotidienne : Claude Gimenez et Raymond Cirio ;

. Commission Tourisme, Patrimoine, Culture : Catherine Guigli et Alain Nicoloso

. Commission Urbanisme : Aurélie Poyau.

Agir Unis c’est déjà une présence sur le terrain : manifestations citoyennes : défense du CNAM, La Poste, l’école, l’hôpital. Une réelle implication dans la défense des services publics dont le tissu est fortement menacé.

Agir Unis constate le démantèlement des services publics à la population et l’absence de réaction de la majorité municipale face à ces disparitions qui à moyen terme participe de la dégradation du tissu économique de la Ville de Briançon et surtout de l’affaiblissement de son rôle au nord du département.

Depuis XVI ans, l’activité de Briançon se délocalise au sud du département. Il est à craindre que Briançon devienne très rapidement une ville saisonnière ouverte l’hiver et l’été aux touristes, fermé au printemps et à l’automne.

Une ville tournée exclusivement vers le tourisme avec un concept de tourisme familial et populaire qui faisait sa richesse et qui est en train de disparaître au profit d’un hypothétique tourisme de luxe qui reste une chimère compte tenu des structures actuelles et d’une histoire locale qui n’inscrit pas les Hautes-Alpes dans un schéma savoyard.

Agir unis en Briançonnais est un Think Tank, un club de réflexion et de pensée très actif.

Aujourd’hui, fort de ces quarante cinq adhérents, Agir Unis en Briançonnais devient une alternative politique construite et réfléchie. Nous traitons de thèmes de société concrets car nous savons que les électeurs et les électrices en ont assez des débats politiques stériles et répétitifs. Ici, il ne s’agit pas de polémiquer, de s’invectiver, mais de construire l’avenir autour de thèmes fédérateurs pour le Briançonnais.

Sur la forme, Agir Unis est un groupe politique d’opposition courtois et nous ne dérogerons pas à cette règle et sur le fond, nous tiendrons la ligne de la fermeté et de la construction positive.

Nous percevons au bout seulement de 9 mois de gouvernance de la majorité municipale, une déception chez les briançonnais qui attendaient beaucoup des projets de la majorité présente depuis seize ans aux commandes de la Ville. Nous avons un devoir vis à vis de toutes celles et tous ceux qui ont accompagné le mouvement qui a mis en ballottage défavorable le Maire sortant dès le premier tour.

Un élan est né et se poursuit.

Nous sommes inquiets aujourd’hui et nous ne pouvons pas nous draper dans un mutisme.

Alors, voilà :

- le projet immobilier de la Schappe, ce projet présenté comme un miracle, ne se fera pas comme prévu initialement : Adieu le IV étoiles !

- C’est un exemple parmi d’autres. A chaque élection, le Maire sortant, multiplie des effets d’annonces, des projets basés sur des financements aléatoires, mal réfléchis, élaborés sans aucune cohérence durable. Il s’agit de corroborer que les promesses électorales du Maire et de son conseil municipal n’engagent que ceux qui les croient.

D’autre part, beaucoup de Briançonnais viennent nous rencontrer depuis quelques semaines. Ils sont très déçus par l’abandon de la gratuité du forfait ski, surtout en cette période de crise qui touche encore plus durement les Briançonnais dont le revenu moyen est inférieur ou égal au smic. Sommes-nous encore la Ville la plus sportive de France ?

En fait, les axes politiques, les objectifs de la Ville de Briançon, dans une situation financière d’une rare gravité, ne nous semblent pas être les bons. Nous réfléchissons avec l’aide de conseillers professionnels d’envisager une autre gestion pour le futur : une gestion de crise en quelque sorte. Nous sommes très inquiets par la baisse des subventions aux associations briançonnaises.

Nous sommes conscients que la crise économique actuelle touche aussi les Briançonnais. Au niveau local, l’on se doit d’envisager un autre modèle politique, un modèle politique dont les ressorts ne seront pas que la croissance qui est en panne. Une croissance basée sur les richesses du Briançonnais, sur des solutions durables. Il faut essayer des solutions innovantes et associer toutes les bonnes volontés de la population briançonnaise.

Une nouvelle économie locale qui complète l’économie actuelle semble être la voix de la raison. Bien sûr, il ne faut pas rater les opportunités qui se présentent :

- la réhabilitation du Quartier Collot qui doit faire l’objet d’une réflexion urbanistique et intégrer la construction de logements sociaux ;

- Valoriser le label UNESCO ;

- Proposer une nouvelle politique de transports en commun et proposer leur gratuité ;

- Permettre l’accès à toutes et à tous à la culture en valorisant des projets innovants autour d’un Pôle culturel Intercommunal qui associerait le Théâtre le Cadran, la Médiathèque, la MJC, l’école intercommunale de Musique, Danse, Théâtre, l’Eden.

-_ Faire des économies sérieuses et réfléchies ;

- Accroître le contrôle de gestion et définir des valeurs indicielles incontestables prouvant le désendettement de la Ville qui n’a de cesse de s’accroître et qui compromet durablement l’existence de la Ville de Briançon ;

- A l’heure des solutions pragmatiques, il est étonnant que l’Etat soit si peu à l’écoute d’une ville dont il est détient les clefs du futur. Comme certains Etats endettés de la planète, la majorité municipale actuelle ne serait –elle pas avisée que de demander aux plus hautes instances de l’Etat une renégociation de la dette ou mieux une extinction.

- Réfléchir également, en concertation avec la population briançonnaise à des investissements pérennes et adaptés à l’avenir de la Ville que nous aimons tous : une petite ville de grand renom !

Bref, comme vous le voyez, nous ne manquons pas d’idées. Nous sommes conscients que la situation de la Ville de Briançon est difficile. Au lieu de critiquer, nous proposons. Il est vrai qu’Agir Unis a de plus en plus de mal à supporter la référence aux années antérieures.

Le Maire se plaint souvent des recours, trop nombreux qui compliquent la gestion quotidienne de la Cité Vauban , et pourtant il nous semble qu’il y’aurait moins de recours si les dossiers étaient élaborés avec plus de rigueur administrative.

Pour Agir Unis en Briançonnais, Pour une Alternative Politique de Gauche,

Le Chargé de Communication,

Frank-éric Retière

Campagne “Alimenterre” avec Artisans du monde

10 novembre 2008

Festival national de films ALIMENTERRE 2008 dans le Briançonnais relayé par Artisans du Monde de Briançon

À travers l’exemple de quatre agriculteurs vivant sur quatre continents (Inde, Argentine, Vietnam et France) le film “La Faim des paysans : les labours du futur” montre que les formidables gains de productivité réalisés ces dernières années, loin de représenter la solution au problème de la faim, risquent au contraire de l’aggraver en dégradant le principal outil de production des paysans, la terre. Il montre aussi qu’il existe une alternative à l’intensification et à l’industrialisation des pratiques agricoles, celle de l’agriculture biologique et familiale. Avec “La vache numéro 80 a un problème“, vous verrez comment des agriculteurs du monde entier luttent pour une nouvelle agriculture, au Brésil, au Sénégal ou en France. Ils défendent une agriculture durable, respectant l’homme. Vous comprendrez aussi comment la culture du soja au Brésil destiné à nos vaches européennes ne laisse plus de place pour les petits paysans. Les surplus de lait produits en Europe sont à leur tour déversés en Afrique où ils affaiblissent la paysannerie locale. Festival “ALIMENTERRE”
alimentons le débat sur l’agriculture et l’alimentation de demain !

Des projections de documentaires suivies de débats sur le thème : “Paysannerie dévastée, humanité en danger“. Animation Artisans du Monde.

Votre programme à Briançon :
Mardi 18 novembre à 21 h. : “La Faim des paysans : les labours du futur” de Clément Fonquernie et Piet van Strombeek. Durée : 52 mn. Accueil-dégustation à partir de 20 h. 30
Le lieu : Eden-Studio, 35 rue Pasteur à Briançon
Prix des places : 6 euros

Votre programme à l’Argentière-la-Bessée :
Mercredi 19 novembre à 20 h.30: “La vache numéro 80 a un problème ” de Dirk Barrez. Durée : 28 mn. Dégustation après la séance.
Le lieu : Cinéma L’Eau Vive, avenue Ch. de Gaulle à l’Argentière
Prix des places : 3 euros